France/ Saint-Barthélemy-d'Anjou. 20 000 € pour soutenir de jeunes associations
Le fonds de dotation Entreprendre pour la solidarité lance un appel aux associations portant des projets concernant l’emploi, le logement et la vie en société.
Solidar’toit lutte contre la précarité énergétique, l’Emoi de l’année récupère des cadeaux à Noël, Mobil’idées crée du lien social en milieu rural, Alternativ’49 vient préventivement en aide aux aidants : en 2024, ces petites associations, qui avaient candidaté à l’appel à projets du fonds de dotation Entreprendre pour la solidarité (EPLS), basé à Saint-Barthélemy-d’Anjou, avaient reçu un prix.
En 2025, le jury avait récompensé les Filles récup’, qui recyclent des objets, Adèle, qui met en place des lieux de parole pour les victimes de violences sexuelles, Cap’créativité, qui propose des ateliers de bricolage partagés, et le Réseau main forte, qui facilite, administrativement et juridiquement, le recrutement de personnes étrangères.
« Donner un coup de pouce à des initiatives »
Toutes répondaient aux critères rappelés par Julie Colineau, en charge d’EPLS Initiatives : Avoir moins de 5 ans, porter des projets ciblant les personnes fragiles dans les domaines du logement, de l’emploi, de la vie en société, et être dans le Maine-et-Loire.
En 2026, le troisième appel à projets d’EPLS, qui regroupe une quinzaine d’associations angevines de l’économie sociale et solidaire, a une enveloppe globale de 20 000 €. Ils seront répartis, selon leurs besoins, entre les quatre ou cinq associations retenues.
Notre objectif est de donner un coup de pouce à des initiatives, éclaire Benoit Akkaoui, président d’EPLS. On attend des porteurs de projets en peu en dehors des réseaux habituels, qui parfois n’osent pas ou ne se sentent pas assez crédibles. Le président, également directeur de la ressourcerie des Biscottes, rappelle que les 15 associations que nous sommes, un jour, ont été petites. La ressourcerie, seule, n’aurait pas pu devenir ce qu’elle est ».
Le coup de pouce n’est pas que financier », souligne Nadine Dupont-Thiriez, bénévole d’EPLS. On apporte un appui méthodologique, on met en lien avec d’autres associations du réseau, on aide à développer des partenariats. Les associations lauréates sont suivies. Les autres peuvent recandidater.
L’argent du fonds est abondé par des partenaires, des entreprises ou des associations qui s’engagent à mettre en commun leur excédent de gestion, précise le président. La solidarité interassociative est nécessaire parce qu’il faut que l’argent circule. On ne peut pas tout attendre de l’État providence. Qui est d’ailleurs de moins en moins généreux. D’où cet appel : On cherche des mécènes.
Les candidatures seront closes le 15 octobre, les prix remis le 15 décembre. Le dossier est à télécharger sur le site www.epls-initiative.org
On attend des porteurs de projets en peu en dehors des réseaux habituels, qui parfois n’osent pas ou ne se sentent pas assez crédibles.
Benoit Akkaoui, président d’Entreprendre pour la solidarité
Source: www.ouest-france.fr/


