Canada/Un bilan qui s’améliore pour la qualité de l’eau de la STELAP

Publié le 01/04/2026 | La rédaction

Canada

La Ville de Shawinigan a publié mardi son bilan de l’année 2025 dans le dossier de l’eau potable. La concentration de certains produits, résultats du traitement de l’eau, reste élevée pour les résidences desservies par la Station de traitement de l’eau du Lac-à-la-Pêche (STELAP).

La présence de Trihalométhanes (THM) et d’acides haloacétiques (AHA), deux produits dont les effets à long terme sur le corps humain restent incertains sont toujours au-delà des normes imposées par le gouvernement du Québec depuis le redémarrage de la STELAP en 2022. 

On sait que nos membranes se colmatent, donc on ne peut pas ajouter de coagulant. C'est la raison pour laquelle actuellement on n'est pas conforme aux normes qui sont émises par le ministère de l'Environnement, indique le directeur des communications et des relations avec les citoyens de la Ville de Shawinigan, Frédéric Beaulieu. 

La Ville affirme toutefois que l’année 2025 a marqué une amélioration en ce qui concerne la concentration de THM dans l’eau produite par la STELAP. 

Bien que la majorité des résultats en THM étaient non conformes (34 échantillons hors normes sur 55 prélèvements), le tout s’améliore. La moyenne établie cette année est la plus basse des trois dernières années, peut-on lire dans le rapport de la Ville.

De plus, le rapport de la Ville indique que, depuis le début de l’année, les échantillons prélevés  dans différentes prises d’eau potable de Shawinigan montrent des signes encourageants en termes de concentration de THM

C'est que, sur les 16 échantillons qu'on a faits entre le 2 décembre et le 2 mars, il y en a 15 qui sont à l'intérieur des normes. Donc ça, évidemment, on est très content de ces résultats, affirme M. Beaulieu.

Comment expliquer cette amélioration, considérant que la Ville ne peut pas vraiment changer ses procédés avant que le dossier des membranes de la STELAP ne soit réglé?

En 2023, on avait parlé de l'importance des feux de forêt, de qui avait fait en sorte qu'il y ait des nuages de fumée qui avaient peut-être déposé des particules dans nos lacs, entre autres le lac à la pêche. Donc, les experts à ce moment-là nous disaient qu’il faudrait entre une année et deux années pour que [la qualité de] l'eau revienne, ajoute M. Beaulieu.

Les THM et les AHA sont formés comme sous-produits lorsque les produits de décontamination de l’eau se trouvent en contact avec de la matière organique. 

Il indique que les discussions entre la Ville et le ministère de l’Environnement en ce qui concerne les normes d’eau potable se poursuivent. 

Source:    ici.radio-canada.ca/ 


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