France-Burkina Faso/Loudun : coup d’état au Burkina Faso, les deux jumelages locaux impactés

Publié le 02/02/2022 | La rédaction

Burkina Faso, France

Dans la nuit de samedi à dimanche, des tirs nourris ont réveillé les habitants de Ouagadougou… Une situation qui n’a pas été sans conséquence pour les deux jumelages locaux.

Le département de la Vienne compte seize jumelages avec le Burkina Faso. Le premier jumelage entre une ville du nord avec une ville du sud est à l’initiative de René Monory, maire de Loudun et président des villes jumelées mondiales. Il a eu lieu en 1967 : la ville de Loudun s’est jumelée avec Ouagadougou.
À l’époque, Loudun comptait 5.000 habitants et Ouagadougou 800.000. Aujourd’hui, Loudun compte 7.000 habitants et Ouagadougou plus de 3 millions.
En octobre 2002, un second jumelage a eu lieu entre le Pays loudunais et Dapélogo.
Hasard du calendrier, Francine Vincent, présidente du jumelage Loudun-Ouagadougou, et Claudia Talbot, présidente du jumelage Pays loudunais-Dapélogo, devaient se rendre au Burkina Faso lundi. « J’ai été réveillée dans la nuit par un message d’Air France qui indiquait que le vol vers Ouagadougou était annulé », indique Claudia Talbot. La compagnie aérienne avait anticipé la fermeture de l’aéroport de Ouagadougou, décrété dans la journée de lundi par les militaires qui ont pris le pouvoir.
Les frontières aériennes rouvertes Dès dimanche matin, les Loudunais ont été avertis par leurs contacts burkinabés. « Nous entendions les coups de feu au téléphone », rapporte un membre du comité de jumelage.
Dans la journée de mardi, les militaires qui ont pris le pouvoir ont rouvert les frontières aériennes. Hier matin, le calme régnait à Ouagadougou, selon Apollinaire Ouedraogo, contacté par téléphone. « Les Ouagalais vaquent à leurs occupations, seules les écoles restent fermées jusqu’à lundi. »
Francine Vincent partira lundi 31 janvier, Claudia Talbot, elle, est partie à Dakar et rejoindra peut-être le Burkina dans la semaine. Les deux présidentes ont à cœur de se rendre sur place pour suivre les actions mises en place par les jumelages.
Pour Ouagadougou, ce sont 56 enfants qui sont parrainés. « Lors de mon arrivée à Ouagadougou, je remettrai des colis aux enfants et un sac de 50 kg de riz à chaque famille d’enfant parrainé », indique Francine Vincent. Elle s’inquiète de la situation. « C’est déjà compliqué et je crains que ce soit encore plus difficile après ce nouveau coup d’état. »
Les deux jumelages loudunais avaient organisé un repas au lycée professionnel Marc-Godrie dernièrement pour récolter des fonds.

Source:    www.lanouvellerepublique.fr


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